tract SUD itsra

 


Section Sud Santé Sociaux de l'ITSRA:  

 


NON À UNE GRATIFICATION DISCRIMINATOIRE

ET METTANT EN CONCURRENCE TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION ET PROFESSIONNELS

 

 

Depuis la mi mars, un collectif d’étudiant a interpellé les pouvoirs publics face à l’absence de financement nécessaire pour l’application du Décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages en entreprise[1].

 

Ils ont également revendiqué, avec le soutien de la section Sud Santé Sociaux de l’ITSRA :

- le versement de cette gratification quel que soit le niveau de formation des stagiaires, dans le secteur public comme dans le secteur privé,

- son financement par des fonds publics, auprès d’un organisme tiers pour ne pas créer, pour les stagiaires, un rapport d’employés à employeurs,

- la  non incidence de cette gratification sur les droits acquis (pour les boursiers notamment….)

 

A ce jour, une circulaire interministérielle n°DGAS/SD5B/2008 du 21 avril 2008 laisse entendre que des fonds seront débloqués pour assurer le financement de cette gratification.

 

Mais qui pourrait s’en réjouir , lorsqu’il apparaît qu’elle ne prend absolument pas en compte les revendications contre les critères discriminatoires du décret et l’instauration d’un rapport employé employeurs qui entraînera le risque de voir des postes de titulaires remplacés par des stagiaires, à moindre coût !  

 

Face à l’Etat qui fait la sourde oreille aux revendications des travailleurs sociaux en formation, à son refus de concertation et à son obstination devant une gratification discriminatoire grevant la qualité des formations et des conditions d’exercice des professionnels, l’application de ce décret dans le travail social, à la suite du collectif local d’étudiants et de leur coordination nationale, ne  paraît plus envisageable.

 

 

oui a l’abrogation du décret du 31/01/08 pour les formations en travail social

Au regard de son caractère discriminatoire et délétère pour la formation en alternance et  l’emploi

 

 

Nous soutenons aussi leurs revendications pour des moyens financiers décents,

 pour tous les étudiants, pendant toute la durée de la  formation.

 

Rappelons que de telles dispositions ne visent encore qu’une réduction des coûts du travail social se situant dans la même perspective que la volonté de refonte de la convention collective de 1966 qui témoigne de la collusion des dirigeants de la branche professionnelle avec le gouvernement et d’un envahissement du travail social par les logiques gestionnaires et managériales  ultralibérales, que nous refusons.

 

 

Pour la défense des formations en travail social et des qualifications

 

 

 

Pour la défense d’une qualité des conditions d’exercice professionnel garante du respect de l’usager

 

 



[1] Voir aussi :

- Décret n° 2006-1093 du 29 août 2006 pris pour l’application de l’article 9 de la loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances

- Circulaire DGAS/4A/5B/2008/67 du 27 février 2008

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :